Temoignages
> les fêtes populaires
d'été à villeurbanne

Fêtes de la jeunesse dans les souvenirs, les fêtes populaires d’été, de leur nom officiel, ont fait leur apparition en 1924. Organisées par la Ville, au profit de la Caisse des écoles et des œuvres villeurbannaises des enfants à la montagne, elles mettaient en scène les écoliers villeurbannais, sur le stade de Villeurbanne (ils étaient 2800 en 1936). Au programme : démonstration d’exercices gymniques en tout genre, défilés, rondes, pyramides, cerceaux et même course comique. Le tout parfaitement ordonné et exécuté… Voici quelques témoignages de ce rendez-vous, très applaudi à l’époque.

Cadre de vie d'un villeurbannais au 18e siècle

> M.Jacquet

« A l’école nous apprenions les gestes de gymnastique pour participer au jeudi de la jeunesse qui se passait au stade Georges-Lyvet, un tracé a la craie déterminait l’emplacement de chaque participant,  un grand nombre d’écoles de Villeurbanne étaient présentes. »

> Lucette Navel (née en 1918 – décédée en janvier 2011) faisait partie du groupe Mémoire de l’Ovpar à qui elle avait transmis ce témoignage, déposé aux Archives municipales.

« Je me souviens des Fêtes de la Jeunesse qui, en été, réunissaient les enfants des écoles de Villeurbanne. L’école que je fréquentais à ce moment-là s’appelait l’école de la Cité, rue Docteur Dolard.
Mon plus ancien souvenir se situe autour de 1925-1926. J’avais 7 ou 8 ans. Je possède une photo prise à cette époque du parc de La Ferrandière où avait lieu cette fête avant que soit construit le stade Georges-Lyvet. Chaque école préparait des élèves pour participer à ce grand rassemblement sportif.
Le jour de la fête, nous étions habillées toutes pareil. Pour les filles, une tunique en crépon blanc, froncée aux épaules et serrée à la taille par un élastique. Nous étions chaussées d’espadrilles blanches à semelle de corde. Nous avions aussi un ruban sur le front de couleur différente pour chaque école. Je crois me souvenir que pour la mienne il était rouge.
Je me souviens moins bien des vêtements des garçons. Ils étaient, je crois, habillés d’un tee-shirt blanc qu’on appelait tricot à l’époque, et d’un pantalon court aux genoux, chaussés d’espadrilles blanches comme pour les filles, le ruban épinglé sur un bras. Tout commençait par un défilé, tous ensemble. Nous partions côtés gauche et droit du stade pour revenir par le milieu. Les enfants des Maternelles venaient ensuite, habillés de papier ou tissus de couleur différente pour chaque école. On aurait dit mille fleurs au milieu d’un grand champ.
Après des jeux, des courses de toute sorte dont des courses de relais autour du stade, venait le grand moment du final, ce que l’on appelait les mouvements d’ensemble, qui nous réunissait tous. Accompagnés par une musique, la fanfare de la ville, nous exécutions nos mouvements sur quatre côtés en nous tournant quatre fois. Guidés par nos monitrices de gym, debout sur une table en bois. »


> Odette Besso
A Cusset, une fois par an, au moment des grandes vacances, il y avait ce que l'on appelait la Fête de la Jeunesse, organisées par la Ville. Toutes les écoles étaient réunies au stade de Cusset et c'était une très grande fête. C'était avant la guerre, chaque école apprenait des mouvements de gymnastique, moi j’allais à Anatole-France. C'est formidable, c'était même très beau. Les parents s’installaient dans les tribunes. Chaque école avait une tenue, soit une tunique blanche, soit une tunique de couleur. On faisait tous les mêmes mouvements au son de la musique, et on défilait jusque sur l'avenue. On était fiers comme Artaban. On avait une banderole avec le nom de l'école, nous étions très nombreuses et il y avait les garçons aussi.

> Maryvonne Balleydier-Misery

Avec mon frère Daniel, nous avons participé à la traditionnelle fête de la Jeunesse, qui se déroulait au stade Georges Lyvet à Cusset, dans les années 50-60. Les élèves des écoles villeurbannaises étaient fiers d'être les acteurs de cette grande manifestation sportive annuelle et prenaient à coeur d'effectuer, costumés, les mouvements de gymnastique dans un ensemble absolu. Finalement, ce sont les spectateurs (nos parents, enseignants, élus) qui étaient à mieux d'apprécier cette parfaite démonstration (du moins nous l'espérions !).
J'en garde un très beau souvenir. Nostalgie, nostalgie !

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