street-fishing, Pêcher de jeunesse
Pêcher en ville est devenu réalité. De plus en plus de jeunes sadonnent à cette discipline dynamique, pouvant être pratiquée lors de la pause déjeuner.

Le fait davoir découvert, grâce à son père, la pêche en Seine et Marne, la vraisemblablement influencé. Depuis quil est entré dans la vie active, précisément dans le monde de la banque à Lyon, il y a quelques années déjà, Alban a trouvé le moyen de "retremper" dans son adolescence en découvrant une face cachée du milieu aquatique. « Sur Internet, jai appris quon pouvait pêcher à deux pas des centres-villes, pratiquer ce quon appelle le street-fishing (la pêche en ville), une manière de sévader lespace de quelques heures avec un attirail de base. Jai demandé conseil à Michel, Paul et Sylvain, responsables "dAu pêcheur de la cité" à Villeurbanne. Depuis, il est fréquent que jaille pêcher lors de la pause déjeuner, à lIle-Barbe ou sur les quais de la Saône. »
Exit les grosses bottes de pêcheur et lattirail encombrant dantan. En tenue de ville, le plus souvent costume et cravate, Alban sarme de sa canne, courte, légère, en carbone, et donc discrète, avec petit moulinet et quelques boîtes de leurres dans le sac à dos. Sans oublier le permis de pêcher. « Lavantage avec cette discipline, cest quelle ne nécessite pas de gros moyens, poursuit Alban, du haut de ses 29 ans. Il faut de la rapidité dexécution et du dynamisme, car on est pris par le temps. »
Comme pour les compétiteurs en pêche sportive, les adeptes du street-fishing pratiquent le "no-kill" ou "catch and release" : une fois le poisson capturé et parfois pris en photo, il est relâché dans son milieu naturel. Entre nous, on voit mal comment un "street-fisher" pourrait ensuite se rendre au bureau avec la capture du jour. Les bienfaits de ce sport, car cen est un (« On peut effectuer une quinzaine de kilomètres sur une journée »), sont évidents : relaxation garantie, sensation dapaisement total puisquon laisse de côté les soucis du quotidien, convivialité quand le street-fishing se pratique à plusieurs, tout en profitant de la nature environnante
À Grandclément, "Au pêcheur de la cité", le street-fishing fait des émules. Ainsi Quentin qui, à 20 ans, est devenu un vrai mordu, après quatre ans de pratique régulière. Il fait partie de cette nouvelle génération de jeunes pêcheurs urbains qui apportent un vent de fraîcheur à la pêche. Un argument de plus pour le "street".
> Né il y a 30 ans
« Le street-fishing (appelé aussi « urban fishing ») a vu le jour au début des années quatre-vingt aux États-Unis, puis au Japon. Il est né du désir dhabitants de grandes métropoles de sévader, durant quelques heures, du monde bruyant de la ville. » Source : www.planetloisirs.com
> En pratique
- quel tarif ?
Il faut compter quelque 100 euros pour léquipement de base, auquel il faut ajouter le prix du permis (10 euros la carte à la journée ou 70 euros le permis à lannée).



