street-fishing, Pêcher de jeunesse

le 26/01/2012

Pêcher en ville est devenu réalité. De plus en plus de jeunes s’adonnent à cette discipline dynamique, pouvant être pratiquée lors de la pause déjeuner.

Le street-fishing

Le fait d’avoir découvert, grâce à son père, la pêche en Seine et Marne, l’a vraisemblablement influencé. Depuis qu’il est entré dans la vie active, précisément dans le monde de la banque à Lyon, il y a quelques années déjà, Alban a trouvé le moyen de "retremper" dans son adolescence en découvrant une face cachée du milieu aquatique. « Sur Internet, j’ai appris qu’on pouvait pêcher à deux pas des centres-villes, pratiquer ce qu’on appelle le street-­fishing (la pêche en ville), une ­manière de s’évader l’espace de quelques heures avec un attirail de base. J’ai demandé conseil à Michel, Paul et Sylvain, responsables "d’Au ­pêcheur de la cité" à Villeurbanne. Depuis, il est fréquent que j’aille ­pêcher lors de la pause déjeuner, à l’Ile-Barbe ou sur les quais de la Saône. »

Exit les grosses bottes de pêcheur et l’attirail encombrant d’antan. En tenue de ville, le plus souvent ­costume et cravate, Alban s’arme de sa canne, courte, légère, en ­carbone, et donc discrète, avec ­petit moulinet et quelques boîtes de leurres dans le sac à dos. Sans oublier le permis de pêcher. « L’avantage avec cette discipline, c’est qu’elle ne ­nécessite pas de gros moyens, ­poursuit Alban, du haut de ses 29 ans. Il faut de la rapidité ­d’exécution et du dynamisme, car on est pris par le temps. »

Comme pour les compétiteurs en pêche sportive, les adeptes du street-fishing pratiquent le "no-kill" ou "catch and release" : une fois le poisson capturé et parfois pris en photo, il est relâché dans son milieu naturel. Entre nous, on voit mal comment un "street-­fisher" pourrait ensuite se rendre au bureau avec la capture du jour. Les bienfaits de ce sport, car c’en est un (« On peut effectuer une quinzaine de kilomètres sur une journée »), sont évidents : relaxation garantie, sensation d’apaisement ­total puisqu’on laisse de côté les soucis du quotidien, convivialité quand le street-fishing se pratique à ­plusieurs, tout en profitant de la nature environnante…

À Grandclément, "Au pêcheur de la cité", le street-fishing fait des émules. Ainsi Quentin qui, à 20 ans, est devenu un vrai mordu, après quatre ans de pratique régulière. Il fait partie de cette nouvelle ­génération de jeunes pêcheurs ­urbains qui apportent un vent de fraîcheur à la pêche. Un argument de plus pour le "street".

> Né il y a 30 ans

« Le street-fishing (appelé aussi « urban fishing ») a vu le jour au début des années quatre-vingt aux États-Unis, puis au Japon. Il est né du désir d’habitants de grandes métropoles de s’évader, durant quelques heures, du monde bruyant de la ville. » Source : www.planetloisirs.com

> En pratique

  • quel tarif ?
    Il faut compter quelque 100 euros pour ­l’équipement de base, auquel il faut ajouter le prix du permis (10 euros la carte à la journée ou 70 euros le permis à l’année).
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