Nos enfants ne sont pas une marchandise !
Les professionnels de la petite enfance sont profondément en colère. A l'origine de cette mobilisation inédite, la multiplication de mesures gouvernementales régressives remettant en cause des années de progrès dans l'accès à des modes de garde de qualité, sans parler des attaques contre l'école maternelle. Le décret relatif à l'accueil collectif publié début juin achève de saper les fondements d'une politique qui avait favorisé l'entrée des femmes dans le monde du travail et la prise en compte de la spécificité des besoins relationnels des tout-petits.
Ce décret signifie : plus d'enfants accueillis dans les structures collectives par moins de professionnels, moins bien qualifiés. Le pouvoir sarkozyste préfère des modes daccueil qui dégradent la qualité de la prise en charge des tout-petits : des jardins déveil privés au lieu des crèches et des « maisons dassistants maternels » qui échappent aux règles de fonctionnement des structures collectives. La scolarisation dès deux ans, dont il a été prouvé quelle permettait de réduire les inégalités entre les enfants, est progressivement remise en cause. La création de 8000 places en jardins d'éveil pour les enfants de deux à trois ans est annoncée alors même que 70 000 places dans cette tranche d'âge ont été perdues en école maternelle depuis dix ans.
Les socialistes partagent la colère juste et déterminée du monde de la petite enfance. Villeurbanne défend un service de qualité, ouvert à tous, et mobilise d'importants moyens pour étendre et diversifier son offre. La ville s'attache à apporter des réponses concrètes, dans chaque quartier, au plus près des besoins des familles, avec le souci permanent de mettre l'accent sur la qualité du service rendu. Le contexte actuel nous impose d'être innovant et de nous appuyer sur une diversité de structures d'accueil. La récente inauguration de la crèche associative "Les p'tits Léonards" dans le quartier Grandclément, grâce au partenariat de la ville avec une entreprise privée, en est un bon exemple : 25 places sur les 30 viennent compléter l'offre municipale.
Une société réellement soucieuse du bien être de ses tout-petits ne peut décemment pas se satisfaire de modes d'accueil au rabais pour débuter dans l'existence !
Loïc Chabrier
Groupe des élus socialistes et apparentés



