Rétrospective 2011 et perspectives 2012

  
Cette année 2011 qui vient de s’achever n’aura vu aucune amélioration dans les conditions de vie des français. Bien au contraire ! Plus rien ne semble pouvoir freiner le long déclin dans lequel notre pays s’enfonce depuis 2007.
Nous commençons finalement cette année comme nous l’avons terminé : partagés entre doute et espoir. En récession, à la merci d’une agence de notation privée qui maintient gracieusement notre triple A, l’hiver 2012 risque d’être rude pour notre pays.  Ce début d’année devrait être dans la continuité de l’exercice 2011, riche en déceptions.
Ensemble, nous avions évoqué la question Rom, assez emblématique de la gestion de l’immigration et de la stigmatisation de l’étranger, devenu un véritable fond de commerce dans certaines strates du pouvoir.
Il a également fallu dénoncer la réduction des effectifs de polices nationales et la prise en charge grandissante par les communes de la sûreté. La municipalisation de la sécurité constitue pourtant une grave atteinte à l’égalité républicaine. La cour des comptes  tirera d’ailleurs les mêmes conclusions dans un rapport produit l’été dernier.
Dans un registre différent, mais concernant toujours la destruction du service public, il fallait dénoncer la réduction de fait des ressources de la Cnfpt chargée de la formation de nos fonctionnaires, cœur battant de notre administration. Il s’agit encore d’un coup sévère porté à notre qualité de vie, au model social français qui a longtemps préservé nos concitoyens de l’égoïsme et de la précarité propre aux sociétés ultralibérales.
Ce danger n’a jamais semblé aussi proche. L’éducation de nos enfants a largement pâti de la vision sociétale des précédents gouvernements. Ainsi, nous nous dirigeons clairement vers à une école à double vitesse. Les établissements publics devront faire avec une réduction drastique de leurs moyens humains et matériels. L’enseignement privé pourra en revanche garantir une formation de qualité au prix fort. Inutile de préciser que les enfants des classes populaires n’y auront pas accès. Depuis la rentrée, ce secteur a connu 3 grèves. Le personnel de ce secteur continue de rejeter l’arbitraire
Malgré les promesses du gouvernement, le chômage atteindra à la mi-2012 près de 10% de la population active.  L’adoption de la Tva sociale se présente comme un énième plan d’austérité qui pèsera sur des citoyens obligés d’essuyer les conséquences d’une politique de restrictions lourdes.
Nous restons néanmoins confiant en l’avenir et voulons croire que nous entrons dans une année de changement.

Groupe des élus Radicaux de gauche