Méthode feldenkraiS
> Ou comment adhérer
à un mouvement

le 25/10/2011

Ni gymnastique, ni yoga, ni même art martial, la méthode Feldenkrais veut s’attacher à rendre chacun de nos mouvements, même ceux du quotidien, plus intelligents.

Feldenkrais Villeurbanne

Pour mieux appréhender la méthode, concept pour le moins original, imaginez-vous un instant assis(e) sur une chaise. Comment vous y prenez-vous pour nouer un lacet défait ? Neuf fois sur dix, vous vous penchez pour exécuter cette tache. La méthode Feldenkrais vous incitera tout simplement à replier votre jambe, à la croiser pour éviter de provoquer les fameuses tensions qui meurtrissent votre dos. « De simples conseils de bon sens, commente Simone Duperray, enseignante depuis trois ans de cette méthode au centre Léo-Lagrange. Et on peut décliner cet exemple à une multitude d’autres opérations du quotidien. On réapprend à acquérir une mobilité plus fluide, plus efficace avec un minimum d’efforts. Et, surtout, on essaie de l’intégrer pour une utilisation spontanée. La méthode ne fait pas appel directement à notre souplesse articulaire et à notre force musculaire d’une façon répétitive et mécanique, mais à notre capacité d’apprendre et de sentir. » Lors d’une séance proposée à Léo-Lagrange, l’impression de sérénité est palpable et pas seulement en raison de la lumière tamisée destinée à ne pas "agresser" les pratiquants. Chacun des participants adopte la posture de son choix : une femme est en position assise, l’autre est allongée… « Je propose une exploration guidée de mouvements variés, inhabituels mais ludiques, poursuit Simone. Ce sont des mouvements exécutés sans effort, et à son rythme. Il ne s’agit pas d’étirements ou d’exercices répétitifs en utilisant la force. On va chercher des sensations pour effectuer des gestes plus justes, toujours en douceur. » Comme le rappelle l’association des praticiens de la méthode Feldenkrais (www.feldenkrais-france.org), « il s’agit de retrouver des positions de l’enfance, des positions naturelles que l’on a perdues avec le temps. » Bruno, l’un des rares hommes à s’être inscrit à la méthode, révèle qu’il vient chercher ici une autre manière de voir les choses « Faire travailler l’esprit différemment, me tourner vers une concentration sur moi. » Une quadragénaire déjà emballée par cette méthode témoigne : la séance lui a permis de se détendre et de mieux se sentir dans sa tête. En évitant de travailler en force, plutôt en finesse. Enfin, cette retraitée est formelle

: « Rien à voir avec le sport. On ne transpire même pas, on adopte des mouvements pour bouger avec un minimum d’efforts et un maximum d’efficacité. Pas besoin de muscle, la tête suffit. Et on ne se fait pas mal. »

Centre Léo-Lagrange, 51, rue du 4-Août – 04 78 03 91 68.

> Tarif de la cotisation

Pour une séance hebdomadaire, le mercredi : de 120 euros à 230 euros selon les revenus (quotient familial).Possibilité de stage. Une tenue décontractée est suffisante, avec chaussettes pour pratiquer sur des tapis de sol.

> Histoire

Une méthode née après la Seconde Guerre mondiale. Né en Russie en 1904, physicien et ingénieur, Moshe Feldenkrais a étudié en France et il est l’un des premiers Européens à obtenir une ceinture noire en judo (1936). À partir de 1950, il développe sa méthode, une forme d’auto-éducation et de développement corps-esprit, plutôt qu’une thérapie manuelle.

 

Réagissez à l'article

Reageer

Vos réactions

michaillat christiane dit :

Envoyé le : 28-11-2011 15:43

Hé bien bravo! en si peu de mots vous dites l'essentiel et vous donnez envie de venir goûter ce travail!