Macron : l’antisocial en déclin

Le 29/08/17

Les cent premiers jours à l’Élysée ont rafraîchi les enthousiasmes de ceux qui croyaient au projet présidentiel. C’est ce que révèle un sondage Ifop réalisé pour le Figaro. 64 % des Français se disent mécontents de l’action d’Emmanuel Macron, même François Hollande suscitait moins de rejets avec 46 % de satisfaits à la même période. Rappelons que le président de la République en Marche (LREM) s’est fait élire face à l’extrême droite et qu’il a bénéficié des votes massifs d’électeurs qui ne voulaient pas du FN. C’est donc avec une base électorale faible qu’il poursuit les politiques antisociales et qu’il est dans la continuité systémique des précédents gouvernements, logique avec laquelle il était censé rompre.
Les Français ne sont pas dupes et voient la poursuite de la précarisation massive de l’emploi, la dégradation des conditions de travail, l’accroissement des inégalités sociales et des revenus qui traduisent mieux que tout discours l’importance du changement de société qui est en train de se produire. Depuis quelques années, la précarité envahit peu à peu la vie quotidienne des Français. Elle s’est insinuée dans les domaines jusqu’alors considérés comme les bases de la cohésion sociale : l’emploi, l’école, le logement, la famille, qu’elle a radicalement contribué à transformer. Déjà le gouvernement Macron a baissé les aides au logement et augmenté la CSG. Et en face ce sont des milliards d’euros de bénéfices qui explosent pour les plus riches : 23 Mds de bénéfices pour les banques françaises en 2016, 75 Mds pour les groupes du CAC40 et une augmentation de 11 % des dividendes versés aux actionnaires. C’est dans ce processus que s’inscrit la politique gouvernementale.
Pour ce faire une stratégie pensée contre les salariés et le monde du travail avec d’un côté les ordonnances en pleine période estivale contre le Code du travail et de l’autre la volonté de mettre dans le droit commun les mesures de l’état d’urgence.
Il est impératif que chacun mesure le degré d’urgence à se mobiliser dans l’unité et autour des syndicats qui appellent à la manifestation le 12 septembre, pour que la résistance soit à la hauteur des enjeux de société et d’avenir.

Hector Bravo,
Groupe communistes et républicains

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