le break, bien plus qu’un pas de danse

le 26/01/2012

Développé à New York dans les années 1970, le breakdance (en fait il faudrait dire le b-boying) est une danse de rue qui se pratique en solo ou en équipe, en général au milieu d’un cercle de personnes.

Break dance à Villeurbanne

Gymnastique au sol ou danse acrobatique ? Qu’importe. À l’école de danse Perga, Arnaud est formel. « Il y a eu une telle demande pour cette discipline, ­notamment chez les ados, qu’on a multiplié les créneaux horaires (une dizaine !) et fait appel à Kevin, ­spécialiste de danse urbaine. Cette discipline requiert une énergie ­incroyable, une souplesse à chaque figure effectuée. C’est un vrai spectacle qui demande des qualités ­physiques et techniques de haut ­niveau. » On l’aura compris, cette danse, qui s’appuie sur des figures acrobatiques au sol, fait un ravage chez les 6/18 ans. Assistant de Kevin, Hugo va même plus loin pour ­expliquer le succès du breakdance : « Les ados en ont même fait un style de vie. Comme cette manière de ­s’habiller à l’identique, reconnaissable à la casquette ou au bonnet, aux amples t-shirts et aux bas de survêtement. Sans oublier l’essentiel, la ­musique qui " va avec", du rap ­américain bien évidemment, le plus souvent des enregistrements en ­boucle d’un rythme ou d’une partie de mélodie. » Même les filles s’y ­mettent. Ainsi Émilie, qui du haut de ses douze ans, a déjà adopté le look indispensable. Chaque séance démarre par l’inévitable échauffement, le "breaker" effectue des mouvements de jambes rapides qui rappellent ceux des boxeurs (le toprock). Ensuite, il exécute des figures (footwork ou passpass) : pendant qu’il a ses mains au sol, ses jambes courent autour de son corps. Enfin, il effectue des ­figures au sol circulaires qui mettent en avant sa vitesse d’exécution, sa force physique, ou sa créativité à ­enchaîner de manière originale ­plusieurs figures. « Les bienfaits du "breakdance" sont évidents, explique Arnaud, proches de ce que peuvent apporter la gym et la danse  »

Quand on lui demande pourquoi il porte un bonnet en pleine séance de "break", David (13 ans) ne se désarme pas : « C’est pour faire le "head spin", pour tourner sur la tête. »

> lexique

Battle : défi de danse entre deux danseurs.

Bite : du verbe to bite en anglais (mordre), action de copier ou de voler un mouvement d’un autre danseur.

Spin : tourner sur une partie du corps.

Power move : mouvements les plus acrobatiques et aériens du breakdance, comme le Flare ou le Airflare.

Style : mouvements qui ont besoin de moins de force physique et de plus d’attitude, de rythme et de style.

Top rock : pas de préparation du breaker avant sa descente au sol. Up rock : danse de combat.

Foot work : construction exécutée au sol avec les jambes.

Blaze : l’équivalent d’un pseudonyme auto proclamé après avoir acquis une certaine réputation.

Freeze : positions statiques sur une ou plusieurs parties du corps.

Tricks : Mouvement technique, enchaînement de freezes.

> Quel tarif ?
Pour un enfant de moins de 15 ans, la ­cotisation est de 250 euros. Elle passe à 280 euros pour les adultes.

> Quelle tenue ?
Basket et t-shirt pour le simple loisir. Pour les compétiteurs déjà ­chevronnés : hoody zippé (haut de ­survêtement avec ­cagoule) pour 40 à 50 euros, t-shirt fashion pour une vingtaine d’euros, ­casquette flexfit ou fitted pour un prix similaire, baskets de marque ou chaussures montantes pour une centaine d’euros.

> Où pratiquer ?
École de danse Perga, Team’Staff : 24, rue Léon-Blum
MJC : 46, cours Damidot

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