kung-fu, Quand s’accomplir devient un art
Le kung-fu est le terme générique pour désigner tout un ensemble de techniques de combat, avec ou sans armes. En réalité, il exprime avant tout la notion de travail parfait, et ce dans n’importe quel domaine.

Peut-on se fier aux prospectus ou aux annonces qui vantent les bienfaits de la discipline ? Est-il vrai que la pratique du kung-fu développe la force, la souplesse, la coordination et la concentration, voire la maîtrise de soi et de son corps par le tao, suite d’enchaînements techniques ? Il suffit d’interroger Biravong Tanovan, responsable du club de kung-fu wu shu qui en est convaincu. « Sans entrer dans de savantes définitions, je vais vous faire part de deux anecdotes : Il y a cinq ou six ans, une maman nous a confié son fils de 15 ans qui, depuis l’école primaire, était souvent chahuté par des élèves qui profitaient de sa timidité. Après deux années d’entraînement au club, il a acquis de la confiance, il s’affirme auprès des autres. La deuxième anecdote concerne un quadragénaire qui, à son arrivée au club, nous a parlé de ses problèmes de concentration et de son manque de souplesse. Aujourd’hui, il connaît suffisamment de mouvements en kung-fu (les taos) pour espérer obtenir la ceinture noire. » Magique le kung-fu ? « Le kung-fu wu shu est un art martial chinois, un combat avant tout contre soi-même, explique Biravong. C’est ce message millénaire que nous proposons à nos élèves. Sur le tatami, donner un coup de pied ou un coup de poing est chose facile, plus difficile est de savoir retenir son coup tout en touchant l’adversaire. Le combat vient donc après cette formation, c’est la synthèse entre le mental et les techniques de combat. Je définirais la discipline de cette façon : le terme de kung-fu s’applique pour toute personne qui travaille, avec persévérance, dans le but de maîtriser son art, du menuisier au cuisinier. Les motivations pour le pratiquer sont différentes d’une personne à l’autre, ce peut être aussi pour imiter certaines vedettes (Bruce Lee ou David Carradine). La difficulté d’un professeur est d’arriver à déceler les demandes, et donc d’être à l’écoute de ses élèves. »
> Le saviez-vous ?
Le mot kung-fu (qui a une prononciation plus proche de gong-fu) n’a pas de rapport direct avec les arts martiaux. Il peut se traduire de différentes façons suivant le contexte, cependant on retrouve toujours la notion de temps, la durée, et de maîtrise, l’art.
Source : Conservatoire des arts martiaux chinois (www.kungfufrance.com)
> En pratique
Quel tarif ?
Compter 300 euros l’année avec possibilité de payer en trois fois.
Quelle tenue ?
Un pantalon noir en satin ou en coton pour une vingtaine d’euros. Un kimono wushu avec pantalon (éventuels boutons chinois et col mao) pour une quarantaine d’euros.
Où pratiquer ?
> Kung-fu wu shu Villeurbanne : groupe scolaire Édouard-Herriot, 106, rue Hippolyte-Kahn. Entraînements les lundis, les jeudis et vendredis de 19 h ou 19 h 30 à 21 heures.
Enseignants : Aurélien Guicherd, Denis Tremeau et Biravong Tanovan. Contacts : Biravong Tanovan au 06 03 17 23 43.
Renseignements. : btanovan@yahoo.fr
> Kung fu Thieulam Villeurbanne : 33, rue Armand.
Entrainements, les lundis, les jeudis de 19 h 30 à 21 heures.
Téléphone : 06 45 69 69 87.



