POUR un jardin beau et bio

Les produits phytosanitaires été proscrits des serres municipales cette année. Tous les espaces verts de Villeurbanne sont donc désormais sans traitement chimique. Comment agir dans son jardin, sur son balcon ? Les conseils de Daniel Barberet, de la direction Paysages et Nature.

Comment avoir un beau jardin bio ?

La base : la bonne plante au bon endroit
Choisir des espèces adaptées au sol, au climat, à l’exposition, mais aussi à notre petite faune (insectes, oiseaux), s’est jeter les bases d’un jardin facile, utile et agréable. Privilégiez les essences locales (évitez par exemple les palmiers, les oliviers), et les variétés naturellement résistantes aux parasites et aux insectes. Les fleurs de rudbeckias, de coréopsis n’attirent pas les mouches blanches, qui attaquent les lantanas.

Les sols
« Il faut nourrir les sols avant de nourrir les plantes », insiste Daniel Barberet. Bannissez les engrais chimiques qui appauvrissent les terres, et utilisez les amendements organiques pour faire revenir la vie : fumier décomposé, corne broyée, compost végétal. Certaines plantes peuvent même faire le travail pour vous : les engrais verts. Semez trèfle, luzerne, phacélie, moutarde.

Les mauvaises herbes
Ne laissez pas les sols nus et paillez abondamment avec des paillettes de lin ou de chanvre, du bois broyé, de la tonte de gazon (mais pas d’écorce de résineux qui acidifie le sol). Le paillage limite l’évaporation de l’eau, protège du gel et empêche les indésirables de prendre racine. Une fois décomposé, il forme de l’humus. Que demander de plus ?

Les parasites
Les pucerons sont inesthétiques mais sans vrai danger. On s’en débarrasse en introduisant des larves de coccinelle, ou en pulvérisant une dilution de savon noir, efficace aussi sur les acariens (araignées rouges) et les cochenilles. Les limaces sont repoussées par la cendre sèche. Une autre solution : les granulés de phosphate de fer.

Les maladies
Il s’agit essentiellement de maladies cryptogamiques, dues à des champignons, qu’il faut traiter préventivement. Les fongicides à base de cuivre, comme la bouillie bordelaise, combattent le mildiou et le marsonia. Le souffre, en poudrage sur les feuilles, agit contre l’oïdium. Enfin, on renforce les défenses naturelles des plantes en les arrosant avec des purins (dilués !) d’ortie, de fougère ou de prêle.


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