boxe féminine, une discipline à poings

le 30/08/2011

De plus en plus de femmes enfilent des gants... de boxe. Pour suer, besoin de retrouver la forme, mais également pour souffrir à l’entraînement, comme les hommes. Le CPV n’échappe pas à la règle.

Boxe à Villeurbanne
"Attention aux clichés : la boxe c’est d’abord les yeux, le cerveau qui entrent en action. Ensuite les poings et enfin les jambes. Cet ordre est essentiel."
Fayçal Omrani, coach du CPV.

Responsable du Club pugilistique villeurbannais (CPV), quand on lui demande ce qui l’a conduit à (re)créer une section féminine de boxe anglaise, Fayçal Omrani ne se défile pas. « Même à l’heure d’aujourd’hui, je reste prudent, attentif à la manière dont "mes" boxeuses évoluent au CPV. J’ai toujours été réticent à cette discipline, c’est plus fort que moi. Voir une femme ou une fille prendre des coups, même avec des gants, ça me secoue. »
Il y a quelques années, Fayçal avait dirigé Betty, une compétitrice jusqu’au bout des ongles qui a atteint les demi-finales d’un championnat de France. « J’ai souffert, j’osais à peine l’accompagner en compétition. L’expérience n’a pas duré des années. » Pourtant, et sans que l’on se focalise sur le film Million Dollar Baby de Clint Eastwood, la boxe autrefois réservée aux hommes, séduit de plus en plus de femmes. Le responsable villeurbannais a accepté de relancer la discipline. « Souvent, ce sont des femmes voulant faire du loisir qui se dirigent ici. En fait, elles veulent s’entraîner sans donner le moindre coup, exécuter des chorégraphies calquées sur les combats de boxe. Les biceps, triceps, abdominaux, jambes et fessiers sont sans cesse sollicités. Cette discipline – aéroboxe – a même trouvé un public. D’autres veulent se lancer dans la compétition. »
Fayçal porte une attention particulière aux boxeuses. « Je suis plus exigeant avec elles. D’abord, j’essaie de les faire travailler pour qu’elles prennent le moins de coups possible. Savoir parer, esquiver, riposter, une manière d’anticiper afin d’acquérir une plus grande maîtrise de soi. Dans ces disciplines d’opposition, les timides gagnent en confiance, et les hyperactifs apprennent à canaliser leur énergie. Ce sport est un excellent moyen d’évacuer le stress. »

En pratique

> Tarif

Une moyenne de 200 euros l’année, qu’il s’agisse de la boxe éducative, de loisir – en forte progression – ou pour ceux et celles qui veulent tenter quelques combats, même non officiels. 

> Matériel

Il faut compter une vingtaine d’euros pour une paire de gants de boxe, souvent prêtés d’ailleurs. On peut trouver des kits d’initiation (gants, bandes, protège-dents) pour 25 euros, prix de base. Et bien évidemment, le protège poitrine ou plastron à bretelles, indispensable pour une cinquantaine d’euros.
Les casques sont vendus pour quelque 35 euros, le club villeurbannais pouvant toujours prêter aux nouveaux licenciés. Idem pour les protections.

> Où pratiquer

Pratique de la boxe anglaise, éducative, amateur, professionnelle et loisir
CPV : 93, rue du 4-août-1789, locaux VAP.
Permanences les lundis et vendredis : 17h30-22 heures ; mardi et jeudi :
10-12 heures et 17h30-19 h ; le mercredi : 14-16heures et 17h30 - 22heures.
À partir de 6 ans.

Renseignements : 06 62 56 21 36 ou cpv.boxe@hotmail.fr

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