Assistantes maternelles, des pros pour garder les petits

le 26/01/2012

Trouver un mode de garde pour les tout petits tient souvent de l’équation insoluble. ­Villeurbanne ne fait pas exception à la règle : face au boom des naissances, le nombre de places en crèches ne suffit pas. Mais la Ville a un atout dans sa manche : les assistantes ­maternelles, qui proposent une alternative professionnelle et encadrée à la garde collective.

Assistantes  maternelles à villeurbanne 

« Avec quelque 1 200 ­assistantes maternelles agréées en ­activité sur son territoire, Villeurbanne dispose d’un vivier important qui représente le mode de garde principal pour les parents de jeunes enfants », souligne Sarah Sultan, adjointe à la Petite enfance et à la ­famille. Ces ­professionnelles ­accueillent ainsi entre 2500 et 3000 petits Villeurbannais à leur domicile. Bien ­souvent pourtant, le ­recours à une ­assistante maternelle ne correspond pas à l’image que les ­parents se font de la garde de leur ­enfant. « Spontanément, les familles ont en tête la crèche, pour ses aspects économiques, son rôle de socialisation de l’enfant et la ­présence d’une équipe pédagogique, explique Emmanuelle Debourg, responsable du relais Ernest-Renan nord. Résultat, la représentation que ­certains se font des assistantes ­maternelles est faussée, associée au terme « nounou » et synonyme dans leur tête de flou juridique et ­d’absence de formation. » Rien n’est plus éloigné de la réalité.

> Un métier reconnu et encadré
Avec la généralisation du travail des femmes et l’explosion des ­besoins de garde à partir du milieu des années 70, il est devenu ­indispensable de définir un statut pour celles que l’on appelait ­encore à l’époque des "nourrices". La loi du 17 mai 1977 crée le terme d’assistante maternelle, fixe des modalités d’agrément ainsi qu’une base de rémunération minimale… Une nouvelle loi en 1992 précise le statut et introduit une réduction fiscale pour les parents employeurs. Depuis 2005, les assistantes maternelles dépendent d’une convention collective qui définit l’ensemble du cadre légal de leur activité. Les ­familles bénéficient également d’une allocation, la Paje (Prestation d’accueil des jeunes enfants), lorsqu’elles recourent à ce mode de garde. Enfin, seul le Conseil ­général peut délivrer l’agrément d’exercer aux assistantes maternelles, sous réserve qu’elles aient suivi 120 heures de formation. Celle-ci reprend en partie les contenus du CAP Petite enfance. Chaque assistante agréée est ­également suivie par une puéricultrice du Conseil général.

> Souplesse, diversité, choix
Au-delà de ce cadre légal, les assistantes maternelles présentent de nombreux avantages. La diversité d’abord : profils, cultures, âges et approches pédagogiques sont ­multiples. La souplesse des horaires et l’adaptation aux besoins ensuite : ce mode de garde permet généralement aux parents contraints de travailler très tôt ou tard le soir de trouver la solution adéquate. « L’accueil se fait quasiment à la carte : temps plein, temps partiel, périscolaire, horaires décalés… L’assistante maternelle qui s’est ­occupée de votre premier enfant peut continuer à aller le chercher après l’école, tout en gardant le petit ­dernier à la journée. C’est idéal pour les fratries », précise Benoît Degeorges, coordinateur Petite enfance de la Ville. Par ailleurs, pas besoin de s’y prendre des mois avant la naissance du bébé pour espérer avoir une place : les ­parents sont acteurs de leur ­recherche et peuvent trouver des solutions rapidement. Enfin, ­l’assistante maternelle constitue une personne repère pour ­l’enfant… et parfois aussi pour les parents. Le nombre limité de ­petits en garde – quatre au ­maximum – assure la création d’une ­relation individualisée, mais aussi d’un rythme adapté à ses ­besoins. Pour les mamans et les papas, ­l’assistante maternelle peut représenter un vrai soutien à la ­parentalité, donner des conseils pratiques ou, simplement, les écouter et les ­rassurer. « Grâce à la ­richesse et à la diversité de ce mode de garde, chaque parent peut trouver LE profil qui colle à ses besoins, même lorsque la ­demande est atypique », souligne Valérie L’Helgouac’h, ­responsable du relais François-Truffaut Charmettes.

> Quatorze relais à Villeurbanne
Côté sorties et éveil, de nombreuses assistantes maternelles fréquentent assidûment les ludothèques et ­médiathèques de la Ville, ainsi que les quatorze relais de Villeurbanne. Soit autant d’occasions de socialisation pour les bambins. Les relais constituent d’ailleurs l’un des signes forts de l’engagement de la Ville en direction des assistantes maternelles et de la Petite enfance. « Les relais sont tous des équipements municipaux et ont été dédoublés l’an dernier pour permettre de mieux accueillir assistantes maternelles, ­parents et enfants », explique Sarah Sultan. Ces lieux remplissent ­plusieurs missions : animation ­collective, accompagnement ­administratif, information des ­familles et des assistantes maternelles, formation continue et ­analyse des conditions d’accueil. En un mot, indispensables. « Je suis ravie que mon assistante maternelle adhère à un relais, raconte Stéphanie Vautrin, maman d’une petite Margaux de 15 mois. Comme au départ je souhaitais que ma fille aille en crèche avec d’autres enfants, le fait d’avoir une assistante maternelle qui sort beaucoup est un atout. Trois ­matinées par semaine, Zachia ­emmène Margaux au relais, à la Mlis ou à la ludothèque. C’est le compromis idéal ! ». 

Réagissez à l'article

Reageer

Vos réactions

Martyne DUBY dit :

Envoyé le : 04-02-2012 15:31

Bonjour,
Je suis la Maman de Laëtitia DUBY ( Maman d'Oriane et Anaé ) . Je viens de consulter votre article, et je tiens à vous féliciter car il est très bien rédigé.
Je souhaite également féliciter très sincèrement la SUPER NOUNOU de mes deux Petitre-Filles : Anne-Marie JARBOT en l'embrassant amicalement ! Quelle Nounou Géniale !
Longue vie à " pistache - Abricot " et bon courage à tous !
Très sincèrement
Mme DUBY