Tourisme durable : des idées pour voyager autrement
Couch Surfing, Wwoofing, troc d’appartements, tourisme solidaire…. De nouvelles pratiques touristiques se développent à travers le monde. Témoignages de Villeurbannais qui ont choisi de voyager autrement.

Christophe Venet, 25 ans, est un adepte du Couch Surfing. Ce concept, inventé en 2004, permet de voyager à bas coût en dormant gratuitement chez l’habitant. En contrepartie, le Couch Surfeur’ s’engage à héberger sur son clic-clac d’autres voyageurs. «C’est un excellent moyen de faire des rencontres et de découvrir d’autres cultures», explique Christophe, qui travaille à Villeurbanne. Depuis qu’il s’est inscrit sur le site couchsurfing.org, il a hébergé une vingtaine de personnes originaires des Etats-Unis, d’Australie, de Belgique ou d’Allemagne. Il a pu également partir en voyage dans le nord de l’Ecosse sans avoir à payer une chambre d’hôtel. « J’ai dormi gratuitement chez une Ecossaise que j’avais rencontrée sur la plateforme d’échanges sur internet. On a discuté de nos pays respectifs et partagé nos expériences de voyages. C’était très enrichissant ».
Egalement à la mode, l’échange de maisons ou d’appartements. Une façon là aussi de faire des économies sur son budget vacances. Sur la Toile, des Villeurbannais ont ainsi posté des annonces pour troquer leur studio contre un appartement à Lisbonne, Stockholm ou à Washington. On ignore en revanche si l’échange a porté ses fruits.
Parmi les autres nouvelles formes de tourisme, citons aussi le Wwoofing, concept s’adressant avant tout aux amateurs d’écologie et d’agriculture biologique. Le ‘wwoofer’ est nourri et logé gratuitement par une famille au Brésil, au Gabon ou au Vietnam par exemple. En contrepartie, il s’engage à participer aux travaux de la ferme et doit ainsi jardiner, récolter, traire les vaches ou couper du bois pour les besoins de la communauté.
Enfin le tourisme équitable et solidaire trouve de plus en plus d’adeptes, notamment à Villeurbanne où est implantée l’association Arvel. Son président, Pierre Vial, dénonce l’impact socioculturel et environnemental du tourisme de masse et propose des voyages respectueux de l’économie et des populations locales : « Nos voyageurs sont hébergés chez l’habitant ou dans de petites structures hôtelières familiales. Ils utilisent les transports locaux, consomment la nourriture du pays. Les tarifs sont toujours négociés au prix du marché», insiste-t-il. L’association soutient aussi des projets de développement et incite ses membres à faire des dons utiles aux communautés qui les accueillent. « Nous avons fourni des médicaments, des vêtements et des lampes à pétrole à des familles qui nous hébergeaient en Papouasie. Nous espérions ainsi améliorer leurs conditions de vie », raconte Jacqueline Vieban, Villeurbannaise de 69 ans et membre de l’association.
En pratique
- Informations générales : http://www.voyageons-autrement.com/
- Wwoofing : http://wwoof.fr
- Couch Surfing : http://www.couchsurfing.org
- Arvel : http://www.arvel-voyages.com
- Echange de maisons et d’appartements : http://www.trocmaison.com/




