jacky force, Se défier en dansant, dans un bon esprit

Dans le milieu de la danse rap et hip hop, Jacky Force fait aujourd'hui référence. Cet organisateur de battle prépare son premier spectacle.

Se défier en dansant, dans un bon esprit
Ce que j'aime, c'est partager ma passion et transmettre des valeurs. Lesquelles ? Respecter l'autre, ne pas le juger et le prendre comme il est.

Jacky Force est un pseudonyme, un nom d'artiste pourrait-on dire. L'univers dans lequel évolue Jacky Charlier de son vrai nom a en effet une dimension artistique incontestable. Le jeune homme est un organisateur de battle, terme propre au vocabulaire rappeur.
Un battle est "un combat de création" qui oppose deux personnes ou deux groupes de personnes liées à la culture hip hop. Un jury détermine le meilleur groupe, selon des critères définis (musicalité, originalité, créativité, degré de difficulté), le public galvanise les danseurs et un maître de cérémonie explique les règles au public et veille au bon déroulement de la manifestation.
Dans cet univers très recherché par les jeunes amateurs de rap et de hip hop, mais pas facile d'accès pour le non initié, Jacky Force est une référence. Le professionnalisme qu'il déploie dans l'organisation et l'animation  des rencontres, ajouté à sa personnalité à la fois calme et passionnée, fait de lui une référence pour cette jeunesse ouverte sur les pratiques urbaines.
En février, il a organisé à Villeurbanne, un battle de qualification, afin de sélectionner les meilleurs danseurs de hip hop de France et du Benelux devant participer à un Bboygames international. Jacky Force s'est acquitté de sa mission bénévole avec maestro. Il a mobilisé plus de 130 danseurs et la manifestation s'est déroulée sans incident.
Cet ancien étudiant en génie mécanique a abandonné ses études pour monter son groupe de battle et donner des cours de danse, notamment à la MJC de Villeurbanne. Il a franchi un cap en se lançant dans la création d'un spectacle qui mêlera différents styles de danse et mettra en scène dix artistes. Des extraits de son travail ont été présentés à l'Ecole nationale de musique. Le jeune homme s'est fixé l'objectif d'être prêt en octobre. Pour lui, il s'agit d'obtenir la reconnaissance artistique et professionnelle qui lui permettra enfin de vivre de son art. "Les gens croient qu'il est facile de faire du hip hop, dit-il avec un léger sourire. En réalité, il faut une dizaine d'années de danse pour se démarquer et la discipline est très physique. Certes il faut être souple, sportif et musclé, mais il faut aussi avoir une dimension artistique pour faire oublier l'effort et montrer du spectacle". 
 

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