PRATIQUE DU Trail
> courir de plaisir

Vous aimez la nature, courir ou marcher à votre rythme sans être effrayé par une petite grimpette ? Sans le savoir, vous êtes un “traileur” qui s’ignore.


“C'est dans l'effort que l'on trouve la satisfaction et non dans la réussite. Un plein effort est une pleine victoire.” (Ghandi)

Si le trail est un anglicisme qui vous laisse perplexe ou indifférent, il suffit de vous rendre au parc de la Tête d’Or, les lundis un peu avant 19 heures, côté Porte des Enfants du Rhône qui ouvre sur le lac. Vous y verrez une vingtaine de personnages sautillant sur place, une manière d’attendre les retardataires pour s’élancer à 19 heures tapantes en direction de la petite montée. De là, la bande de joyeux drilles – de 25 à 65 ans – empruntera quelques sentiers et allées du parc pour bifurquer vers les hauteurs de la Croix- Rousse. Vous l’aurez donc compris, le trail est “une course se déroulant effectivement dans la nature (même si des Urban trails comme celui de Lyon en mars se disputent sur macadam) explique Catherine, spécialiste de la course d’endurance. On court donc sur un terrain varié, terre, boue, caillou, roche, ruisseau… À un certain niveau et pour des distances dépassant le marathon, on court en semi-autosuffisance : le coureur doit donc prendre en charge une partie de son ravitaillement et courir avec une réserve d’eau.”

Qu’est-ce qui différencie un trail d’une course d’endurance ? “Avant tout la volonté d’aller jusqu’au bout, explique Delphine, sexagénaire affûtée devenue “traileuse” par curiosité. “Je n’ai jamais fréquenté de club d’athlé. Bien évidemment, je ne regarde pas ma montre. Ma seule ambition est de finir le parcours, à mon rythme. Et de profiter si possible du paysage. A l’origine, les trails se déroulaient essentiellement en pleine nature, pour qu’on ait le temps d’en prendre plein les yeux.” À ses côtés, Laurence, une “gazelle” (cf. : qui a pris part au Rallye Aïcha des Gazelles de Tunisie) explique les bienfaits de cette discipline émergente, avec Nathalie et Anthony. “On avait pris l’habitude de courir dans les parcs, mais on tombait dans la routine. Pouvoir se déplacer dans des trails du coin ou régionaux est devenu un vrai bonheur. D’abord on se déplace en adoptant le covoiturage, ça renforce les liens. Ensuite, on découvre de nouveaux espaces. On peut même se permettre de marcher en cas de passage difficile, comme les pentes trop prononcées. Cela permet d’apprécier le paysage. Les gentils fêlés du trail qui courent contre le chrono, ça existe également… comme dans toutes les disciplines.”

En pratique :

> Démarche individuelle, pas encore de clubs spécifiques en trail
Asvel athlétisme :  04 78 56 09 84
Club athlétique des Maisons-Neuves de Villeurbanne : 04 78 80 55 50

> Quel matériel
Avant tout une paire de basket renforcée (environ 80 euros). Pour les confirmés, avec protections latérales sur la chaussure alliant amortissement et stabilité : compter plus de 100 euros.
Un tee-shirt classique (une dizaine d’euros) ou tee-shirt respirant.
Un short, un corsaire ou plus sûrement un collant (une bonne dizaine d’euros pour démarrer).
Un petit sac à dos avec réserve d’eau de 1 à 2 litres et un long tuyau plastifié terminé par un bouchon qui laisse passer l’eau à l’aspiration.
Nouveauté pour les athlètes confirmés : les bas de contention à mettre après le trail (une quarantaine d’euros).

> Renseignements : www.osvilleurbanne.com

 

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