Les Amap poussent bien en ville…
Les Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) ont d’abord poussé de manière discrète, il y a environ cinq ans. Leurs succès sont aujourd’hui indéniables. Mais qui s’occupent de ces structures et quels sont les liens avec les producteurs ? Eléments de réponses avec les concernés.
L’Amap dite « Amap Vert de terre » a fait son trou dans la cour du centre social Charpennes-Tonkin. Les distributions de légumes et de fruits ont débuté il y a tout juste deux ans, sous l’impulsion de Violaine Didier, actuelle présidente de l’Amap et de quelques-uns de ses amis. Cette Amap compte 65 adhérents, parmi eux, de nombreux couples avec ou sans enfant, ainsi que des personnes âgées. « Certains viennent ici avec une visée pédagogique, pour manger et faire manger des légumes à leurs proches. D’autres parce que c’est dans le vent. Enfin, certains sont très concernés par les questions environnementales et sont engagés dans leurs déplacements… de préférence collectifs et dans leur consommation quotidienne», explique Violaine Didier. Elle-même fait partie de la génération des 20-30 ans très mobilisée par « la place de la nature en ville, le soutien aux producteurs, et les nouveaux circuits d’approvisionnement ».
Yannick Vanhamme, étudiant à l’Insa, a pour sa part créé en septembre 2010 « Ins’Amap » avec une bonne dose de pragmatisme et de flair. « Il y a très peu d’Amap adaptées aux moyens et aux rythmes des étudiants. Avec trois copains, j’ai décidé d’en créer une. J’ai recherché un producteur en faisant mon marché, à Cusset. Nous avons établi des liens pendant un an avant de nous lancer, puisque c’était une première, tant pour lui que pour moi. Nous assurons une distribution hebdomadaire devant la maison des étudiants de l’Insa, pour 72 adhérents… Ce qui est notre maximum », explique-t-il. Ici les paniers coûtent 7,50 euros et comprennent des légumes, parfois aussi des pommes. Pour cet étudiant « une exigence doit entourer les Amap… ». A défaut en effet, elles pourraient devenir des micro-commerces plutôt qu’un véritable et durable soutien aux agriculteurs. Or, « il s’agit bien d’établir des passerelles directes entre les citadins et les producteurs et d’aller plus loin que le simple rapport de vente-achat », insiste cet étudiant qui résume bien l’esprit des Amap de Villeurbanne. Un point de vue partagé par les producteurs. Parmi eux Guillaume Gontel, producteur bio à Ampuis : «Je travaille avec plusieurs Amap et je peux dire que cela a vraiment relancé mon activité. Nous sommes dix à cultiver des légumes sur une vingtaine d’hectares. Les Amap nous permettent de produire des légumes avec plaisir, et non pas dans un isolement. Nous parlons beaucoup avec les adhérents et pour moi c’est plus un partenariat qu’une vente ».
> Adresses utiles
- Amap A la bonne frankette : lundi de 18 h à 19 h 30, centre social des Buers.
- Amap Aux potes : jeudi de 18 h 30 à 20 h, centre social de Cusset.
- Amap Croix-Luizet : jeudi de 19 h à 20 h, maison du citoyen.
- Amap Vert de terre : jeudi de 18 h 30 à 20 h, centre social des Charpennes.
- Amap ZolAmap : jeudi de 18 h à 19 h, école élémentaire Emile-Zola.
- Amap Les paniers de DD : mardi de 17 h 30 à 19 h, groupe scolaire Anatole-France.
Attention, avant de pouvoir récupérer son panier, il faut adhérer à l’association. Certaines ont encore des places, d’autres ont des listes d’attentes. Les prix d’adhésion et de paniers sont variables d’une amap à l’autre.
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