Priorité à l’économie


Le monde connaît une crise sans précédent qui nous oblige à revoir toutes nos façons de penser et d’agir.
Ce tsunami financier, puis économique, né aux Etats Unis d’une dérive du système bancaire secoue toutes les puissances occidentales et exige des réponses adaptées, urgentes et de grande ampleur.
L’impératif absolu pour la France et donc pour nos collectivités c’est de préserver et de développer notre capacité de production industrielle et agricole, garants du financement d’une politique sociale de justice et de solidarité.
Une batterie de mesures s’impose :
Pour remettre la finance au service de l’économie et non l’inverse il faut que la Banque Centrale Européenne joue pleinement son rôle de contrôle mais aussi de soutien aux organismes financiers sans lesquels l’économie ne peut fonctionner.
Il faut que cesse les abus d’un système bancaire qui privilégie la spéculation à son profit au financement de l’économie réelle de production et de service. C’est la raison pour laquelle il faut taxer les mouvements financiers (taxe Tobin ou autre).
Pour éviter que des charges excessives érodent la compétitivité de nos entreprises, les exposent aux délocalisations et génèrent un déséquilibre insupportable du commerce extérieur il faut réduire le train de vie de l’état et des collectivités. La règle d’or de leur équilibre budgétaire doit s’imposer, comme elle s’impose aux particuliers. Ce qui ne doit pas empêcher  les investissements nécessaires au développement économique, non pas dans des grands stades ou des équipements inutiles mais dans les infrastructures indispensables, dans la formation et la recherche.
Il faut aussi comme le font sans  état d’âme la Chine ou les Etats Unis mettre en œuvre un arsenal de protection de nos économies :
- création d’une taxe CO2 pour les importations,
- mise en œuvre d’une TVA les taxant au bénéfice d’un allègement des charges sociales c’est à dire du cout de la production « made in France » (TVA dite sociale)
- label de fabrication répondant à des exigences sociales et environnementales.

C’est dans un ensemble de mesures de ce type que résident notre survie et notre renouveau. En dépit d’un contexte électoral peu favorable à de telles mesures le Président de la République avec courage s’est attelé à cette nouvelle tâche imposée par l’évolution du monde. La France n’a que le choix de réussir. 

Groupe des élus UMP