DEBAT : L’Asvel à Villeurbanne et pas ailleurs
Le débat public sur l’avenir de l’Asvel a montré combien le club est associé à Villeurbanne. . »
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Des centaines bulletins déposés dans les urnes ou envoyés en mairie assortis bien souvent de messages tantôt indignés, tantôt encourageants. La menace d’un départ de l’Asvel de Villeurbanne a suscité un véritable émoi dans la ville. En cette rentrée, alors que les joueurs ont repris leur entraînement, on ne sait toujours pas où sera construite la nouvelle salle de 15 000 places. Le maire, Jean-Paul Bret, maintient sa proposition : les terrains d’ABB Entrelec, rue Léon-Blum, à quelques encablures de l’Astroballe et prévient : l’Asvel ne pourra plus compter sur le soutien financier et logistique de la ville si le club s’en va.
Du côté des dirigeants de l’Asvel et du Grand Lyon, silence radio à la faveur d’une trève estivale consacrée au recrutement de nouveaux joueurs. Le comité L’Asvel à Villeurbanne, une histoire, un avenir, créé par des anciens et des bénévoles de l’Asvel n’a pas eu de réponse à sa demande de rendez-vous demandée en juin dernier aux deux présidents : respectivement Gilles Moretton et Gérard Collomb. « Mais nous allons insister », sourit Blandine Toullier, coprésidente d’un comité fort d'environ 2000 signatures, dont celles de légendes du club et du président de la région Rhône-Alpes.
Le débat public lancé par le maire de Villeurbanne en juin dernier a permis d’évaluer combien, pour l’opinion publique, l’Asvel était indissociable de Villeurbanne. La plupart des commentaires postés sur Internet ou envoyés avec les coupons-réponse vont dans ce sens : « Pas d’Asvel sans Villeurbanne » ; « L’Asvel = Villeurbanne » ; « L’Asvel à Villeurbanne et pas ailleurs » ; « L’Asvel est et doit rester à Villeurbanne ». La balle est dans le camp de Gilles Moretton. L’avenir d’un club se construit aussi avec son histoire et ses racines.



